2Oct

Ectomycorhizes et endomycorhizes : en quoi sont-elles différentes ?

Les mycorhizes sont l’un des types de symbioses les plus abondants dans la biosphère. Elles sont d’un grand intérêt dans l’agriculture, car elles contribuent à améliorer l’absorption d’eau et de nutriments par les cultures. Du grec mycos (champignon) et rhizos (racine), il s’agit d’une coopération bénéfique entre un champignon et une plante qui bénéficie aux deux parties.

Jusqu’à sept types de symbioses mycorhiziennes ont été identifiés, mais en pratique, on en distingue deux principaux : les ectomycorhizes et les endomycorhizes. En quoi sont-elles différentes ? Et surtout, quels sont leurs avantages lorsqu’elles sont utilisées dans l’agriculture ?

 

Une invasion des racines pour améliorer les cultures

Dans le cas des ectomycorhizes, les champignons forment un réseau d’hyphes autour des racines de la plante, créant ce que l’on appelle un « manteau mycorhizien », sans pénétrer dans les cellules de la plante. Les champignons ectomycorhiziens établissent une association particulièrement étroite avec les arbres et les arbustes dans les zones forestières.

Les endomycorhizes, en revanche, sont beaucoup plus fréquentes que les ectomycorhizes et peuvent être présentes dans la grande majorité des plantes. Dans ce cas, le mycélium fongique pénètre dans les cellules du cortex de la racine, créant ainsi un contact plus étroit. Ensuite, ils forment des structures appelées arbuscules et également des vésicules dans certains cas.

Les arbuscules augmentent considérablement la surface d’absorption des nutriments, améliorant ainsi l’efficacité et l’échange d’éléments nutritifs avec la plante, tandis que les vésicules sont principalement utilisées comme organes de réserve.

Dans le cas de ces champignons mycorhiziens arbusculaires, le mycélium augmente la surface d’absorption de la racine de la plante jusqu’à 100 fois en général, ce qui lui permet d’accéder à plus de nutriments, mais il existe certains cas exceptionnels, comme celui du champignon endomycorhizien Glomus iranicum var. tenuihypharum, qui est capable de développer le réseau 4 fois plus, comme nous le verrons par la suite.

Si l’on résume les principaux effets bénéfiques des symbioses endomycorhiziennes, nous devons souligner les points suivants :

  • Une meilleure absorption d’eau et de nutriments, en particulier d’éléments peu mobiles comme le phosphore, le cuivre et le zinc.
  • Une meilleure tolérance de la culture aux stress tels que la sécheresse et la salinité.
  • Une contribution à la formation de la structure du sol.

 

Nous sommes donc en présence d’une symbiose de type mutualiste, dans laquelle les deux parties bénéficient de l’échange de différentes substances. Le champignon se charge d’apporter à la plante de l’eau et des nutriments minéraux, tandis que la plante fournit au champignon des nutriments organiques transformés, principalement des glucides. Une relation qui va être vitale pour beaucoup de plantes pendant les premières étapes de la croissance.

 

Mycorhizes arbusculaires : plus de fertilisation et de contrôle des maladies

L’un des principaux avantages est que les plantes avec mycorhizes utilisent les nutriments du sol de manière plus efficace. Cela permet à l’agriculteur de mieux utiliser les engrais, tout en atténuant les problèmes de contamination liés à l’utilisation excessive de ce type d’engrais.

Mais de plus, les plantes avec mycorhizes sont également capables de mieux utiliser les engrais organiques, que ce soit grâce à la production de phosphatases par les champignons ou à l’association existant entre les hyphes des mycorhizes arbusculaires et les micro-organismes qui participent à la minéralisation de la matière organique.

 

Application directe : le cas de Glomus iranicum var. tenuihypharum

Ces associations mycorhiziennes ne sont pas seulement fascinantes d’un point de vue biologique, elles ont aussi des applications pratiques qui permettent d’obtenir une production agricole plus durable. L’un des exemples les plus remarquables est le champignon endomycorhizien Glomus iranicum var. tenuihypharum.

Ce champignon mycorhizien exclusif de Symborg s’est avéré extrêmement bénéfique pour les cultures agricoles en améliorant la disponibilité des nutriments dans le sol et en renforçant la résistance des plantes au stress abiotique. Grâce à ses hyphes qui pénètrent dans les cellules des racines, Glomus iranicum var. tenuihypharum forme des arbuscules qui augmentent l’efficacité de l’absorption de nutriments essentiels, comme le phosphore et l’azote. Il peut produire jusqu’à 4 fois plus de mycélium extramatriciel que d’autres champignons mycorhiziens. En d’autres termes, Glomus iranicum var. tenuihypharum est capable de fournir aux cultures plus d’eau et de nutriments, ce qui lui confère un avantage concurrentiel important par rapport à d’autres champignons mycorhiziens.

Nous parlons d’un champignon mycorhizien unique, car une autre de ses caractéristiques est que ses spores sont très petites(diamètre compris entre 5 et 30 microns) et que la sporulation a lieu à l’extérieur des poils absorbants. Par conséquent, elle n’entraîne pas d’obstruction ni de rupture, comme c’est le cas avec d’autres champignons mycorhiziens, qui finirait par obliger la plante à dépenser de l’énergie pour former de nouveaux poils absorbants.

L’application de champignons mycorhiziens tels que Glomus iranicum var. tenuihypharum dans l’agriculture contribue à la durabilité du système agricole et à la conservation de l’environnement, sans toutefois renoncer à la rentabilité. En améliorant la santé des plantes et la qualité du sol, ces champignons mycorhiziens contribuent à augmenter les rendements des cultures et à produire des aliments plus sains.

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